giovedì 19 aprile 2012

La mère juive




Lettre a George Moustaki di Celina Ramsauer


Les Mères Juives, les mères….

Comment vous l’écrire, comment vous le dire
Le geste timide, la plume livide
J'essaie en vain, rien ne vient, peut-être bien
Que cette lettre, cette missive ne sert à rien
Ca fait si longtemps que mon cœur ne vibre
Pour une chanson, des mots qui m'enivrent
Si vous saviez combien de larmes j'ai versées
Que de respect en vous écoutant la chanter
Les Mères Juives, les mères....

Assise à ma table, je parle de vous
A mon vieux Léon, mon accordéon
Celui-là même qui je le sais vous a séduit
Dans vos chansons parfois il se balade aussi

Parce qu'il m'est si doux de penser à vous Monsieur je l'avoue, j'aime à travers

vous Même si souvent me fait défaut le juste mot
 L'ami de Georges, le Métèque que de cadeaux Les Mères Juives, les mères....

Voici quelques Roses, Monsieur Moustaki
Que j'ose et dépose au pied de la vie
Pour tout l'amour, l'humilité, la vérité
Sur nos chemins vous avez si bien su semer

Alors... Comment vous l'écrire, comment vous le dire
Le geste timide, la plume livide
Rien qu'un instant sentir le vent et l'océan
D'une réponse comme un présent fait à l'enfant
Ma Mère Juive, Ma mère....



Ma Mère Juive, Ma mère….
Ma Chère Célina, ce que tu dis là
Me trouble et m’émeut et me rend heureux
J’avais fait cette chanson pour faire sourire
Pour supporter la tristesse du souvenir
 
De celle que j’aimais, perdue à jamais
Ma douce Sarah, ma tendre mama
Celle qui m’a fait naître et m’a appris à vivre
Sarah ma mère universelle, ma mère juive

Les mères juives. di George Moustaki


Mon fils, tu as mauvaise mine
tu devrais prendre soin de toi,
n'oublie jamais tes vitamines,
couvre-toi bien quand il fait froid.
Je sais que tu n'as plus 9 ans,
mais tu es encore mon enfant.
Elles sont toujours sur le qui-vive
les mères juives.

Je crois que tu fais trop de sport,
on dit que ce n'est pas très sain
c'est dangereux tous ces efforts
en as-tu réellement besoin ?
Je sais que tu n'as plus 15 ans,
mais tu es encore mon enfant.
Elles sont inquiètes et émotives
les mères juives.

Je t'ai acheté deux cravates,
Tu as mis la bleue avec des pois
Quand tu es venu pour le shabbat,
Pourquoi l'autre, elle ne te plaît pas ?
Je sais que tu n'as plus 20 ans,
Mais tu es encore mon enfant
Elles son parfois bien excessives
Les mères juives.

Dans ce manteau que j'ai fait pour toi
Tu seras avocat ou docteur
Tu aimes mieux faire le chanteur
Et me quitter pendant des mois.
Je sais que tu n'as plus 30 ans,
Mais tu est encore mon enfant.
Elles son douces et attentives,
Les mères juives.

Ta femme est presque une gamine
Comment peut-elle veiller su toi ?
Elle ne sait même pas faire la cuisine
Heureusement que je suis là.
Je sais que tu n'as plus 40 ans,
Mais tu est encore mon enfant.
Elles peuvent être possessives,
Les mères juives.

Tandis que moi je te connais,
Je fais les plats que tu préfères,
Je te tricote des cache-nez,
Des paires de gants, des pull-over.
Je sais que tu n'as plus 50 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elles sont vraiment très actives,
Les mères juives.

Viens, mon chéri, viens, mon gamin,
Ne crains rien, je ne pleure pas,
Même quand tu ne m'appelles pas
Je fais celle à qui ça ne fait rien.
Je sais que tu n'as plus 60 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elles sont tendres et naïves,
Les mères juives.

Quand ma petite mère parle ainsi
Je trouvais ça insupportable.
Depuis que son absence m'accable
Je rêve d'entendre chaque nuit :
Je sais, tu as 70 ans,
Mais tu es encore mon enfant.
Elle était pure comme l'eau vive,
Ma mère juive.

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